J’y vis plus, mais min coeur y est !

Tresor des 2 caps
29 janvier, 2014, 19:13
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tvpas de calais

Un magnifique reportach’ pour eun’ balad’ tout in doucheur din not’ belle région !



Deuil National Polonais
11 avril, 2010, 6:33
Classé dans : Un peu d'histoire

DEUIL NATIONAL POLONAIS- 10 Avril 2010
Deuil National Polonais dans Un peu d'histoire

« L’avion dans lequel se trouvait le président polonais Lech Kaczynski s’est écrasé à l’atterrissage, samedi à l’aéroport de Smolensk, dans l’ouest de la Russie. Selon un bilan rectifié du ministère russe des situations d’urgence, 96 personnes, dont 88 membres de la délégation polonaise qui se rendaient à Katyn, ont péri dans l’accident. « Il n’y a pas de survivants dans la catastrophe », a indiqué le gouverneur Sergueï Antoufiev. Un deuil national d’une semaine a été décrété en Pologne. « Le monde contemporain n’a pas connu de telle tragédie », a déclaré le premier ministre polonais Donald Tusk.

Le président polonais Lech Kaczynski avec son épouse et des familles d’officiers polonais exécutés il y a soixante-dix ans par la police de Staline se dirigeait à Katyn, près de Smolensk, pour se recueillir sur leurs tombes. Outre le président Kaczynski et son épouse, les principaux chefs de l’armée polonaise, dont le chef d’état-major polonais Franciszek Gagor, le vice-ministre des affaires étrangères Andrzej Kremer, le gouverneur de la banque centrale, Slawomir Skrzypek, le chef du Comité olympique polonais et l’ancien président polonais en exil à Londres Ryszard Kaczorowski ont péri dans l’accident.

En attendant l’organisation d’une élection présidentielle anticipée, qui doit intervenir avant la fin juin, c’est le président de la Diète, chambre basse du parlement polonais, Bronislaw Komorowski, qui assurera les fonctions de chef de l’Etat, conformément à la constitution polonaise. » (Source le Monde.fr )

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(Photo le Figaro.fr)
 

Réactions (Sources- Voix du Nord)

« Jésus, Sainte Marie, c’est une tragédie inimaginable, un malheur inimaginable », s’est écrié l’ex-président polonais Lech Walesa en apprenant l’accident de l’avion du président. « Il y a 70 ans à Katyn, les Soviétiques ont éliminé les élites polonaises. Aujourd’hui l’élite polonaise y a péri, alors qu’elle se rendait pour rendre hommage aux Polonais tués » en 1940, a déclaré M. Walesa.

Nicolas Sarkozy a fait part samedi de sa « très grande émotion » et de sa « profonde tristesse » à l’annonce de la mort de son homologue polonais Lech Kaczynski. Tenant à rappeler dans un communiqué « les sentiments exceptionnels d’amitié » qui unissent les deux pays, M. Sarkozy a dit du défunt chef d’Etat, un homme « animé par un patriotisme ardent », qu’il a été un « inlassable défenseur des idées auxquelles » qui « s’est toujours battu avec conviction pour les valeurs qui ont fondé son entrée en politique: la démocratie, la liberté et la lutte contre le totalitarisme ».

Le pape Benoît XVI a déclaré avoir appris « avec une profonde douleur » la mort « tragique » du président polonais Lech Kaczynski. «  C’est avec une profonde douleur que j’ai appris la nouvelle de la mort tragique du président Lech Kaczynski », déclare Benoît XVI dans un télégramme adressé au président du parlement polonais Bronislaw Komorowski.

« Je présente mes plus sincères condoléances aux familles des victimes et à tous les Polonais et je les assure de ma proximité spirituelle. En ces moments difficiles, j’implore auprès de Dieu tout-puissant une bénédiction spéciale pour le peuple polonais », conclut-il.

 Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a aussi fait part de son « immense tristesse ». C’était « un homme d’Etat (…) aux grandes qualités morales  » et qui avait mis « son engagement politique au service du peuple polonais  ». « Il a toujours veillé à ce que le travail en commun entre la France et la Pologne se développe dans un esprit de dialogue et de confiance  », souligne
Bernard Kouchner.

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Lech Kaczynski et son frère Jaroslaw, « aîné » de 45 mn, et premier ministre de son frère jusqu’en Novembre 2007.

 

Voici également le commentaire très instructif d’une internaute, lu sur une page du Figaro suite à un article d’une journaliste, assez critique  du président polonais.

« On a peut-être du mal, ici en France, à réaliser le choc et le chagrin que provoque le décès de Lech Kaczynski, y compris parmi ses adversaires politiques. Pour nous c’était surtout un petit bonhomme qui criait fort contre tous les gens qui n’étaient pas ou ne croyaient pas comme lui, et préférait l’Amérique à l’Union européenne. Bon, les choses sont loin d’être aussi simples…

Pour comprendre, il faut réaliser que la Pologne est toujours, d’une certaine manière, coupée en deux : passé contre futur, tradition contre modernité. Par « passé » je n’entends même pas l’époque communiste mais celle, plus ancienne encore, de l’économie agricole (qui pour quelques temps encore persiste à constituer une bonne partie du pays), la Pologne paysanne. Et la « modernité », c’est surtout celle de la mondialisation, de la finance, de l’ouverture économique forcée, symbolisée par l’omniprésence bien visible des enseignes de distribution françaises et allemandes.

La grande force des frères Kaczynski (car on ne peut pas parler de l’un sans mentionner l’autre) et de leur parti, c’est d’avoir pris la défense des gens ordinaires, des laissés pour compte de cette « modernité » qui ne profite qu’à certains.

Pour le Polonais de base qui vit mal et doit jongler entre deux emplois pour nourrir sa famille, beaucoup de choses sont choquantes : la vulgarité de la télévision commerciale, qui avec ses télé-réalités et autres suit les traces des modèles hautement rentables que nous avons appris à connaître, et fait peu de cas des vieilles valeurs ; la floraison de ces banques, supermarchés et autres, à enseignes étrangères (et le rachat par des groupes étrangers des anciens fleurons de l’industrie polonaise) qui suggère qu’une bonne part de la richesse produite dans le pays est siphonnée en direction d’un actionnariat qui se trouve ailleurs ; les subsides de l’Union européennes qui ne viennent pas sans contreparties, et sans l’obligation de suivre des consignes qui donnent un sentiment de perte de souveraineté…

Les Kaczynski ont su sentir le malaise provoqué par la brutale arrivée de ces éléments inhabituels. Ils ont su jouer de valeurs qui ont fait leur force : le courage dont ils ont fait preuve dans leur lutte pour la démocratie à l’époque communiste, l’honnêteté et la volonté de réduire une corruption qui est rarement absente de la vie politique polonaise.

Le problème est que ces valeurs, ils les ont placées dans le cadre d’une idéologie de repli identitaire (qui, malgré tout, ne peut laisser totalement indifférents des Polonais qui, rappelons-le, ont été pendant des siècles privés d’une identité propre). A la financiarisation corruptrice et aux aspects impitoyables de la mondialisation, ils ont choisi d’opposer, non pas une politique économique forte, mais une ligne religieuse assez dure et très moralisante, et une épuration anti-communiste à retardement qui a tourné à la chasse aux sorcières avant d’être mise de côté en raison de ses excès. Pour éviter ce qu’ils considéraient comme une mise sous tutelle par l’Union européenne, ils se sont rapprochés de l’Amérique bushiste au pire moment (et le pays continue à en payer le prix, ses soldats étant toujours présents en Irak).

Cet effet de balancier est une constante qui revient régulièrement. On l’avait déjà vu à la sortie du communisme, quand l’opposition au bazardage généralisé du patrimoine économique du pays avait été le fait de mouvements hyper-patriotiques et traditionnalistes. Au milieu de cette lutte entre conservateurs populistes catholiques et modernistes mondialisateurs, il n’y a guère de place pour une gauche qui porte toujours le stigmate de l’époque communiste… sauf quand elle s’approprie les idées de ses adversaires de droite.

Alors, parler de Lech Kaczynski, comme je l’ai lu dans un commentaire, comme « plus proche du FN que de l’UMP », c’est un peu un contre-sens, ne serait-ce que du fait de plaquer des catégories politiques françaises sur une situation où elles ne sont pas opérantes. S’il a défendu des positions parfois déplaisantes, et toléré des alliés bien plus radicaux que lui sur ces mêmes points, il a aussi essayé de pratiquer une manière de gouverner qui se voulait plus proche du peuple et de ses besoins, et en rupture avec des pratiques de népotisme, d’élitisme et de corruption qui provoquaient l’écoeurement. Je pense que ce qui lui a manqué, c’est une largeur de vues, et la souplesse intellectuelle nécessaire pour faire le tri parmi les valeurs de la modernité, conserver ce qu’elle a d’enrichissant, et faire évoluer son pays.

Et bien entendu, ayons une pensée pour la centaine de personnes qui ont trouvé la mort avec lui dans cet accident aussi horrible qu’absurde. »

 
 



LA COOP
12 février, 2010, 16:00
Classé dans : EUM' VIE,Un peu d'histoire

LA COOP dans EUM' VIE coop13

Je m’souviens quind j’étos tchot’, m’mère elle m’invoyot à l’coop querre du sucre, de l’farine ou de l’limonade, ches bouteilles elles étotent consignées, et j’y allot toute fière avec min vélo à gros pneus, ch’ti qu’mes frères pis que m’soeur avotent eu avint mi ! D’ailleurs des pneus chi gros qui n’rentraient nin din les grilles du qu’un pouvot mett’ sin vélo !

Ch’étot tout t’chot l’coop, mais pour mi, à m’nâche, ch’étot immense ! Y avot 2 rayons ! Vos rindez compte ! Et pis eun’odeur d’épicerie quoi ! ha y avot pas d’tapis rolant à l’caisse hein ! pis l’vendeuse, ben ch’étot eun’ voisine de l’cité !

Pis alors à l’Coop, y avot ches timb’ ! j’avos querre d’les coller din ch’catalogue, des tchots timbres eud’ toutes les couleurs !

Pis j’rendos ches boutelles à l’consigne auchi ! L’limonade blanche qu’min père y avot querre pis mi auchi hein !

halala, que d’souvenirs !
 

coocata1 dans Un peu d'histoire

 

Vous retrouverez d’autres photos et l’historique de la COOP

 

sur le site http://www.deja-hier.com/HistoireDesMarques/coop.asp

 

 



Carillon du Beffroi d’Arras
21 février, 2009, 10:24
Classé dans : Un peu d'histoire

Je n’ai pas trouvé d’enregistrement à proprement parler mais voici une vidéo très sympathique parce qu’on s’y croirait au marché d’Arras, à l’écoute des gens qui discutent, un temps superbe, bref, une replongée din min coin !

http://www.dailymotion.com/video/kBkH3iY5QYp1Qp2L8m



Adieu 62 et 59….Seulement en immatriculation ! Ouf !
5 juin, 2008, 15:22
Classé dans : Un peu d'histoire

Adieu 62 et 59....Seulement en immatriculation ! Ouf !  dans Un peu d'histoire plaques_%20mineralogique-a-vie

Alors, 2 lettres, 3 chiffres et encore 2 lettres ! Voilà la nouvelle plaque d’immatriculation qui sera mise en place dès le 1er janvier 2009 !

Et si vous voulez affirmer vos racines vous pourrez rajouter le logo de votre département ou région à droite en caractères blancs sur fond bleu.

Le numéro minéralogique, en noir sur fond jaune, sera composé d’une série de sept caractères (maximum), chiffres et lettres, formés de trois blocs bien séparés les uns des autres: 2 lettres maximum, 3 chiffres maximum et 2 lettres maximum, par exemple: AA 123 AA en caractères noirs. La première immatriculation attribuée sera donc “A 11 A” et la dernière “ZZ 999 ZZ”.

Il ne sera plus nécessaire de se rendre à la préfecture : les concessionnaires effectueront les démarches en temps réel par informatique, obtenant immédiatement le numéro attribué qui leur permettra de délivrer un certificat provisoire avant l’envoi de la nouvelle carte grise, en recommandé, au domicile de l’acheteur, « en trois ou quatre jours ».

Un déménagement dans un autre département ou une revente n’entraîneront plus de modification de numéro.

Voilà, il y a peu, j’avais plaisir à m’écrier « Oh ! Un 62 !  » puisque je suis en Bourgogne à présent, et ce, depuis toute petite quand nous partions en vacances, j’avais été « éduqué » à les repérer même ! Ah Ah !

Allez, ce sera encore plus joli avec le logo !Au fait….Faudra le payer si on le rajoute ???

 



Catastrophe de Courrières – 1906 –
5 mai, 2008, 22:28
Classé dans : Un peu d'histoire

Petit devoir de mémoire…..

« Le 10 mars 1906 a eu lieu la plus importante catastrophe minière d’Europe (officiellement 1099 morts), dite catastrophe de Courrières du nom de la Compagnie des mines de Courrières qui exploitait alors le gisement de charbon du Pas-de-Calais aux alentours de Courrières, à côté de Lens. Ce gisement fournissait alors 7% de la production nationale de charbon.

 

Catastrophe de Courrières - 1906 -  dans Un peu d'histoire 200px-Courri%C3%A8res_1906_LeJ

Courrieres dans Un peu d'histoire

 

La catastrophe provoqua une crise politique et un mouvement social qui déboucha sur l’instauration du repos hebdomadaire.

Les fosses de la compagnie des mines de Courrières, ouvertes sous le Second Empire, présentent d’importantes veines de charbon gras, et l’essentiel du travail d’abattage s’effectue à un niveau compris entre 326 et 340 mètres.

A 6 h 34, le samedi 10 mars 1906, un « coup de poussière » d’une rare violence ravage en quelques secondes 110 kilomètres de galeries communes aux trois fosses et situées sur les territoires de Billy-Montigny (fosse 2 dite Auguste Lavaurs), Méricourt (fosse 3 dite Lavaleresse), Noyelles-sous-Lens et Sallaumines (fosse 4 dite Sainte-Barbe). Il a probablement été déclenché par un coup de grisou dû à l’utilisation de lampes à feu nu.

Contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, l’incendie qui s’était déclenché les jours précédents n’en serait pas directement la cause bien qu’il ait largement contribué à dégrader les conditions de travail au fond (gaz toxiques) et donc à augmenter la mortalité. En effet, le 7 mars, un feu avait été découvert dans l’une des veines de la fosse de Méricourt. Les ingénieurs et les chefs porions décident d’édifier des barrages pour l’étouffer. Pierre Simon, un délégué-mineur, demande à ce que personne ne descende tant que le feu ne sera pas éteint, mais son avis n’a pas été suivi.(….)

L’accident fit officiellement 1 099 morts sur près de 1 800 mineurs descendus ce jour-là, mais le bilan réel est probablement supérieur en raison de la présence de travailleurs irréguliers dont le décès n’a pas été imputé à cet accident.(…)  » (Source Wikipédia).

Il y eut 13 rescapés. 

danglot

 

Vous retrouverez le récit de cette journée sur le très beau  site de Fouquières-lez-Lens (voir « mes villes ») ainsi qu’une chronologie détaillée sur ch’ti.org.

Et un article dans « LA VOIX DU NORD »



Le cheval et la mine
16 avril, 2008, 0:24
Classé dans : Un peu d'histoire

Le cheval est un animal que j’ai toujours énormément aimé. Mon grand-père me rapportait des anecdotes de la mine à son sujet…j’ai retrouvé des explications et des photos concernant son histoire dans les mines très précises et à lire absolument, en voici un extrait trouvé sur le site A-horseman le respect du cheval et du cavalier :

Le cheval et la mine dans Un peu d'histoire 9prospects

 » Au 16° siècle , on utilisait le cheval en surface des mines de sel et de minerais de fer .
Dès le 17° siècle dans les mines de charbon du nord de la France , on attelait le cheval à un manège lui-même relié au tambour sur lequel sont enroulées les cordes de chanvre qui remontent les tonneaux de charbon .

C’est à partir du 18° siècle qu’on le trouvera au fond de la mine pour tirer les wagonnés . Le travail au fond est extrêmement difficile et seuls les chevaux les plus forts étaient retenus . L’âge moyen des sujets était de 6 ans à la sélection . Il leur fallait une ossature et une masse musculaire ainsi que des sabots irréprochables ( changement des fers toutes les une à deux semaines ) , permettant de fournir des efforts importants sans usure prématuré.
On utilisait aussi quelques mules et des chevaux plus petits , comme le pottok ou le shetland , adapté à la taille de certaines galeries.

Les chevaux étaient descendus en position verticale , sanglés par un solide harnais à un cable d’acier et les quatre membres entravés .

descente_cheval dans Un peu d'histoire

L’opération était facile car une fois que le sol se dérobait sous ses pieds , le cheval , terrorisé , n’osait plus bouger, l’œil agrandi et fixe . Son effroi était même si grand qu’on l’eut cru mort lorsqu’il fut arrivé en bas . Puis suivaient 2 à 3 semaines d’acclimatation où il subissait un entraînement spécifique et très dur . Certains mouraient après quelques jours , ne supportant pas le manque de lumière . Mais pour la plupart , l’adaptation à ce nouveau milieu fut très rapide .

Une intelligence reconnue par les mineurs

Ils savaient reconnaître leur parcours dans l’obscurité et éviter les embûches, baissaient la tête sous les poutres menaçantes, s’arrêtaient à bonne distance des portes pour laisser à leur meneur la place pour opérer .
Nombreux sont les témoignages parlant de chevaux qui refusaient de tirer si le convois ne comportaient pas le bon nombre de berlines bien que ne pouvant les voir . En effet , ils écoutaient le nombre de « clac » que faisaient les berlines qu’on accrochait. Ou encore ils bloquaient volontairement une galerie en se mettant en travers afin d’obtenir la friandise ou le pain qu’un mineur qui passait par là leur avait donné précédemment. (…)

(…) Les condition de travail étaient très rudes, les chevaux sont souvent « poussés au rendement ». ils doivent parfois même s’agenouiller pour franchir des galeries étroites . Ils sont toujours couvert d’ecchymoses et autres petites blessures.(…)

(…) On ne les remontera que pour la « retraite » après 10 à 20 ans de bons et loyaux services . On était alors obligé de les habituer progressivement à la lumière du jour pour ne pas leur brûler la rétine et les rendre aveugle.
Malheureusement , épuisés, beaucoup ne virent le jour que le temps d’aller à l’abattoir .
« 



Histoire des mineurs
16 avril, 2008, 0:02
Classé dans : Un peu d'histoire,VIDEOS

Voilà un documentaire qui date mais qui a le mérite d’exister ! Laure Adler présente, des témoignages de mineurs, des images d’archives…A voir absolument pour comprendre…!

http://www.dailymotion.com/video/x115a7



Lucienne, veuve de mineur
4 avril, 2008, 18:13
Classé dans : Un peu d'histoire

Ma grand-mère maternelle a travaillé quelques temps à la mine. Elle en garda un souvenir cuisant. Elle boita le reste de sa vie et souffert des hanches. Les femmes ne sont pas tendres entre elles c’est bien connu, déjà dans les usines de textiles les relations n’étaient pas toujours évidentes . Là quelqu’un de mal intentionné l’avait  poussé dans un escalier et à l’époque, sa maman l’a soigna avec des cataplasmes…Les remèdes de grand-mère ne suffisaient pas toujours…

 

« On connaît la dureté de la vie des mineurs, moins celle de leurs épouses. Être femme de mineur signifiait vouer sa vie à la mine. Lucienne Cauffier raconte.

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Toute la vie de Lucienne Cauffier a été tournée vers la mine. Depuis l’âge de 16 ans jusqu’à la mort de son mari, ancien mineur, en 1990. Il lui aurait été difficile de faire autrement. Fille et petite-fille de mineur, elle a dû travailler à la fosse dès l’obtention de son certificat d’études. «Cela ne me plaisait pas, j’aurais voulu continuer mes études, mais mes parents n’avaient pas les moyens », explique-t-elle. Alors pendant cinq ans, elle est passée par tous les postes réservés aux femmes au sein de la mine, du triage au moulinage –« le plus dur »- en passant par le téléphone et le nettoyage de la salle de bains des ingénieurs de la mine. « A cette période, j’ai pris des bains tous les jours. Je n’avais pas le droit mais je le faisais ! » glisse-t-elle avec un sourire espiègle.

Elle quitte la mine « pour l’honneur du mineur »

Elle a rencontré son mari à la guinguette. Cela faisait des mois que trois jeunes hommes taquinaient le jeune Cauffier et le père de Lucienne. «Un jour, mon mari a voulu enfin voir cette Lucienne dont on n’arrêtait pas de lui parler. C’est des amis qui nous ont mariés, parce que moi je ne le connaissais pas du tout ! » dit-elle en riant. Une fois mariée, elle a arrêté de travailler, conformément à la tradition –il en va de l’honneur du mineur. Elle devait quitter un travail éprouvant pour un autre, celui de femme de mineur.

Pendant les 35 ans de son mari à la fosse, Lucienne a assumé sans sourciller sa nouvelle fonction. Chaque jour, le même rituel. Elle se levait à 4h30, allumait le feu, lavait le bleu de travail de son mari, préparait le café, la musette et le « briquet », puis, une fois seule, devait encore s’employer à nettoyer toute la maison, s’occuper de ses sept enfants, préparer le dîner et le bain pour le retour de son mari. Ces travaux quotidiens accomplis, elle pouvait enfin se coucher, vers 22h. Comme toutes les femmes de mineur, Lucienne se faisait un devoir de tenir une maison impeccable. Deux fois par jour, obsédée par la poussière de charbon qui se répandait partout, elle lavait la maison à grandes eaux.

« Travaille bien, et tu pourras faire ce que j’ai pas pu faire »

Aujourd’hui, Lucienne vit toujours dans la rue de son enfance. Mais depuis sa fenêtre, la mine où elle avait travaillé n’existe plus. Elle a été rasée en 1973. Depuis le décès de son mari, mort de la silicose, la maladie qui a rongé tous les mineurs, elle profite de sa retraite. « Ce que j’aime faire ? J’aime bien me reposer ! », dit-elle avec plaisir. Le ménage, ce n’est plus pour elle. Son dos a été brisé par les efforts de la mine, quand elle devait pousser des berlines d’une tonne avec le dos en plein hiver et que les rails, gelés, les empêchaient de rouler correctement.

Pour autant, elle ne regrette rien. A part peut-être de ne pas avoir réalisé son rêve de devenir professeur de maths. Lucienne s’est battue pour que ses enfants poursuivent leurs études. « Il n’y en a pas un qui est à la mine. On n’aurait pas voulu ça ! Je voulais qu’ils aient une autre vie que moi ». Aujourd’hui, elle est ravie. « Mon petit-fils est fort en maths. Je lui dis: ‘travaille bien, et tu pourras faire ce que j’ai pas pu faire ». Elle rit. L’hiver dernier, le musée de Lewarde a consacré une exposition aux femmes de mineurs. Pour elle, ce fut une grande fierté, avec le sentiment, enfin, de bénéficier d’un début de reconnaissance : « Il était temps, mais ça fait des années qu’on aurait déjà dû s’y intéresser !». Lucienne a visité l’exposition avec sa fille. «Maman, je n’aurais jamais pu faire ce que tu as fait», lui avait alors confié cette dernière. Et Lucienne de répondre, avec un brin de fierté: «Oui, et bien moi je l’ai fait !». »

Source : http://www.esj-lille.fr/atelier/friches/rubVerte/fv_article.html 

 



La Polonité- Maison de la Polonia
17 mars, 2008, 22:54
Classé dans : Présentation des Liens,Un peu d'histoire

La Polonité- Maison de la Polonia dans Présentation des Liens pl_100Ceux qui défendent notre histoire utilise ce terme aujourd’hui. Cela décrit bien la présence polonaise dans notre pays minier.

 

Vous découvrirez ainsi qu’existe la maison de la Polonia, site unique en France qui se trouve à Hénin-Beaumont et que vous pouvez retrouver dans mes liens.

 

En flânant sur le net j’ai trouvé un document extrêmement intéressant qui a sans doute été écrit pour un colloque sur les migrations que je vous laisse découvrir si vous désirez en savoir plus sur l’implantation des polonais dans notre belle région, veuillez cliquer sur le livre pour la visite !

livre-gif-056 dans Un peu d'histoire

 


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