J’y vis plus, mais min coeur y est !

Catastrophe de Courrières – 1906 –
5 mai, 2008, 22:28
Classé dans : Un peu d'histoire

Petit devoir de mémoire…..

« Le 10 mars 1906 a eu lieu la plus importante catastrophe minière d’Europe (officiellement 1099 morts), dite catastrophe de Courrières du nom de la Compagnie des mines de Courrières qui exploitait alors le gisement de charbon du Pas-de-Calais aux alentours de Courrières, à côté de Lens. Ce gisement fournissait alors 7% de la production nationale de charbon.

 

Catastrophe de Courrières - 1906 -  dans Un peu d'histoire 200px-Courri%C3%A8res_1906_LeJ

Courrieres dans Un peu d'histoire

 

La catastrophe provoqua une crise politique et un mouvement social qui déboucha sur l’instauration du repos hebdomadaire.

Les fosses de la compagnie des mines de Courrières, ouvertes sous le Second Empire, présentent d’importantes veines de charbon gras, et l’essentiel du travail d’abattage s’effectue à un niveau compris entre 326 et 340 mètres.

A 6 h 34, le samedi 10 mars 1906, un « coup de poussière » d’une rare violence ravage en quelques secondes 110 kilomètres de galeries communes aux trois fosses et situées sur les territoires de Billy-Montigny (fosse 2 dite Auguste Lavaurs), Méricourt (fosse 3 dite Lavaleresse), Noyelles-sous-Lens et Sallaumines (fosse 4 dite Sainte-Barbe). Il a probablement été déclenché par un coup de grisou dû à l’utilisation de lampes à feu nu.

Contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, l’incendie qui s’était déclenché les jours précédents n’en serait pas directement la cause bien qu’il ait largement contribué à dégrader les conditions de travail au fond (gaz toxiques) et donc à augmenter la mortalité. En effet, le 7 mars, un feu avait été découvert dans l’une des veines de la fosse de Méricourt. Les ingénieurs et les chefs porions décident d’édifier des barrages pour l’étouffer. Pierre Simon, un délégué-mineur, demande à ce que personne ne descende tant que le feu ne sera pas éteint, mais son avis n’a pas été suivi.(….)

L’accident fit officiellement 1 099 morts sur près de 1 800 mineurs descendus ce jour-là, mais le bilan réel est probablement supérieur en raison de la présence de travailleurs irréguliers dont le décès n’a pas été imputé à cet accident.(…)  » (Source Wikipédia).

Il y eut 13 rescapés. 

danglot

 

Vous retrouverez le récit de cette journée sur le très beau  site de Fouquières-lez-Lens (voir « mes villes ») ainsi qu’une chronologie détaillée sur ch’ti.org.

Et un article dans « LA VOIX DU NORD »


13 commentaires
Laisser un commentaire

1 2
  1. Yveline LACAVE

    Merci pour ce blog, il faut se souvenir du travail pénible et des terribles conditions de vie des mineurs. Je pense que la catastrophe n’est peut être plus très connue à notre époque et c’est domage, je viens juste de lire un livre sur cette catastrophe, ma grand’mère m’en parlait souvent, en lisant les commentaires je suis étonnée qu’il n’y ait apparemment pas plus de respect du site, je me souviens encore des mineurs qui mourraient sous terre et leurs pères et grand’pères avant eux, pour l’honneure de l’économie de la France, mais je crois que leur sacrifice maintenant n’est pas reconnu et même qui pense encore à eux sauf dans la région minière. Bonjour à tous le ch’tis moi j’suis une cousine, je suis picarde… originaire de la somme… Yveline

  2. unechti

    Merci pour votre commentaire Yveline :)

  3. Vantours Pascal

    Ne les oublions pas comme ces de Lievin 1974

1 2


Laisser un commentaire

La Cuisine au Mexique |
cuisine raffinée pour soiré... |
TRA AMICI |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les Recettes "sans" de P'ti...
| sion
| lesrecettesdemaxtokenda